On nous demande régulièrement d’estimer le poids que les chiots d’une même portée auront l’un par rapport à l’autre à l’âge adulte. Comme nous connaissons bien nos chiens et leurs lignées, il est extrêmement rare que nous nous trompions. Même si nous n’avons toujours pas eu de réclamations, j’aimerais donner une petite explication pour les fois ou cela aurait pu se produire, et expliquer pourquoi nous hésitons toujours à être catégoriques dans ces estimations de poids.
Il y a plusieurs facteurs dont on doit tenir compte lorsqu’on tente de faire ce genre de prédictions.
Au début il faut savoir que la chienne porte ses chiots dans deux cornes utérines situées de part et d’autre de son abdomen. Si la chienne porte 5 chiots, ils se placeront 2 sur un coté et 3 sur l’autre. Il y aura donc moins d’espace disponible pour les chiots qui sont 3 du même côté.
Plus il y a de chiots, plus ils seront petits à la naissance, la nature étant bien faite, les chiots remplissent seulement l’espace qui est disponible.
Voici un exemple qui illustre bien cette idée :
Une chienne dont le poids normal est de 12.5 lbs, accouche de 5 chiots. Le dernier petit à sortir était si petit que nous le croyions condamné…
Ce chiot que nous appellerons No.1 pour les besoins de la cause, pesait à peine 60 gr. à sa naissance tandis que le poids de ses frères et sœurs était proportionnellement beaucoup plus élevé.
Chiot 2 = 115 g,
Chiot 3 = 80 g,
Chiot 4 = 92 g,
Chiot 5 = 96 g
No.1 nous a tous surpris en grandissant beaucoup plus vite que les autres, à 8 semaines, voici ce qu’indiquait la balance :
Chiot 1= 2.6 lbs
Chiot 2 = 2.15 lbs,
Chiot 3 = 2.3 lbs,
Chiot 4 = 2.6 lbs,
Chiot 5 = 2.15 lbs
Aujourd’hui à 2½ ans, ils pèsent respectivement :
Chiot 1= 12.8 lbs,
Chiot 2 = 14.5 lbs,
Chiot 3 =12.10 lbs,
Chiot 4 = 13 lbs,
Chiot 5 = 12.3 lbs
On aurait pu croire que No.1 aurait été le plus petit, mais ce n’est pas le cas.
D’après certaines chartes de poids No.1 aurait du peser bien au dessous des 12 lbs, et No.5 aurais du être parmi les plus gros
2 ième exemple :
Une autre chienne beaucoup plus petite, donne naissance à un seul chiot.
Ce chiot pesait 155 grammes à la naissance.
À 8 semaines, il en pesait 650 gr.
Aujourd’hui à 2 ½ ans il pèse à peine 3 lbs. Selon cette charte il aurait du peser 6.5 lbs.
Comme il était chiot unique, il a profité au maximum et pris toute la place disponible jusqu’à sa naissance puis durant l’allaitement. Cela n’a aucunement, influencé son poids final qui est tout a fait dans les standards de la race.
Voici d’autres facteurs qui peuvent influencer la grosseur éventuelle des chiots :
1-Une alimentation plus ou moins adéquate pour la maman, pendant sa gestation et après la naissance.
Certains éleveurs sans scrupules, pour augmenter la valeur des chiots, peuvent aller jusqu’à sous alimenter les mères gestantes et allaitantes pour que les chiots naissent plus petits. Ce mauvais traitement est très néfaste pour la mère et peut laisser des séquelles permanentes sur la santé des chiots. Toutefois, la majorité d’entre eux lorsqu’ils seront nourris correctement, reprendrons leurs retard de croissance et deviendront beaucoup plus gros que l’éleveur malhonnête l’avait prédit au moment de la vente.
2-L’hérédité est aussi un facteur déterminant. Les parents peuvent être très petits, mais votre lignée comporter un ancêtre qui lui était très gros, et de façon ponctuelle faire apparaitre un chiot disproportionné. Certaine lignées de chiens donneront toujours de gros chiots qui resteront petits, et d’autre donneront de petits chiots qui deviendront gros.
3-La période plus ou moins prolongée de gestation des chiots est aussi un facteur à considérer. La durée de la gestation peut varier de 56 à 70 jours, c’est beaucoup. Les petits qui naissent de façon précoce, seront nécessairement plus petits que ceux qui auront pris tout leur temps. Ça ne veut pas dire qu’ils le resteront.
Une estimation restera toujours une estimation, surtout quand c’est mère nature qui décide. Toutefois, quoi qu’il arrive, la méthode qui est la plus facile et qui donnera le plus souvent le meilleur pourcentage de réussite, restera toujours l’observation des parents. Même si cette méthode n’est pas parfaite, elle vous aidera au moins à fixer une moyenne…
Comme éleveur j’ai évidemment souvent l’occasion d’échanger avec des nouveaux propriétaires de chiens au sujet de l’expérience que représente pour leur famille, l’adoption de ce nouveau membre à quatre pattes. Une constante ressort de ces conversations. La majorité d’entre eux, quand arrive le temps de faire l’entrainement de base d’un nouveau chiot, considère chaque petit geste ou le moindre petit effort de dressage comme étant « hyper » significatif et décisif à long terme. Il faut délaisser cette impression sans fondement réel, car au premier stade de son développement, ce n’est vraiment pas le cas. Cette attitude, souvent inconsciente des nouveaux parents, a souvent pour effet de rajouter une tension malsaine et d’imprégner vos interventions d’une aura négative qui diminue la qualité de votre relation avec toutou et nuit à son développement
Si tout le monde comprend qu’un petit humain a besoin d’années avant même d’être capable de se nourrir seul, comment peut-on demander à notre meilleur ami de comprendre, d’accepter et de réagir correctement et en un temps record, à une multitude de principes qui n’ont aucun sens pour un chien, avant même d’avoir établi avec lui les bases d’une relation de confiance. Un simple changement d’attitude permettrait certainement de faire face plus efficacement et avec plus de sérénité à cette courte, mais si importante période que représente l’éducation de base de votre chiot.
À prime abord un jeune chiot n’a pas de mauvaise volonté, il ne sait tout simplement pas ce qu’on attend de lui. Votre capacité à établir une relation saine et ensuite, à lui communiquer clairement vos désirs seront les clefs qui vous permettront de lui faire réaliser son plein potentiel. C’est votre habileté à le laisser vivre le plus librement possible sa vie de bébé chien, dans un cadre structuré il va sans dire, qui paradoxalement lui permettra de développer une attitude sereine et positive face aux contraintes de l’éducation et à l’inconnu qui l’attend à chaque détour.
En fait, votre chiot ne devrait pas savoir qu’il est à l’école. Vous-même ne devriez pas faire de distinction. Un jeune chien est toujours en apprentissage…. C’est la patience et la constante répétition de gestes anodins qui au début finiront par imprégner chez lui le fait que vous êtes le maitre et qu’il est l’élève.
Lorsque la mécanique de cette relation sera assimilée, vous serez surpris de constater avec quelle rapidité et facilité, vous pourrez « apprendre » des nouvelles choses à votre compagnon C’est, en fait, l‘importance que votre chien accordera à cette relation qui régira éventuellement son attitude et sa façon d’agir à la maison.
Fixez vos attentes, et structurez –vous. Vos interventions, pour être efficaces, doivent avoir un sens et de la continuité. Les bons résultats ne sont pas imposés par la force c’est la calme et patiente répétition de petits gestes sans relation apparentes qui habitueront votre chiot à se plier à votre volonté. Au début, vous essayez seulement de donner l’habitude à votre chiot de regarder vers vous pour savoir comment réagir dans une nouvelle situation.
Vous devez être ferme et calme. Un chien ajustera habituellement son humeur aux états d’âme de son maitre.
C’est votre capacité à garder toutou calme et réceptif et à développer une relation claire « Maitre-Élève » qui lui permettra d’avoir une attitude propice à l’assimilation des expériences qui lui permettront de devenir le merveilleux chien dont vous rêvez
Mais pour ça, il faut commencer par le commencement.
Si je vous aie parlé de la promenade, C’est parce que c’est le meilleur outil qui s’offre a vous pour arriver à établir le genre de relation que vous devriez avoir avec votre chien.
C’est aussi possiblement le point de départ du malentendu qui sévit actuellement entre les membres humains de votre famille et votre Toutou.
En prenant une marche avec votre chien, vous partagez avec votre lui une activité qui réponds à un besoin primaire, en reproduisant ce qu’il ferait normalement dans la nature, c’est-à-dire, explorer son « territoire » et migrer en meute pour « chasser sa nourriture ».
Votre compagnon, lui, n’est surement pas assez psychologue pour comprendre ce qu’il ressent à ce moment, mais toutes ses actions durant la marche doivent être envisagées sous cet angle.
Une marche n’est pas seulement utile pour prendre de l’air, c’est la qu’il s’affirme en tant que chien, par rapport a son territoire, par rapport aux autres animaux qu’il rencontre (humains et autres), par rapport a vous et éventuellement par rapport a lui-même.
C’est l’opinion qu’il se forge de lui-même lors de vos marches qui régira ensuite sa façon d’agir à la maison
Un chien qui marche devant son maître, même s’il ne « tire pas bien fort » mène la marche, et dans une meute, celui qui ouvre la marche est le chef, le dominant.
Voyez ou je veux en venir ?
Dans la nature il n’y a pas deux mesures. Soit c’est l’un, soit c’est l’autre. Jamais le chef d’une meute de loups ne dira à son second : C’est toi le chef aujourd’hui, je suis fatigué et je voudrais prendre du repos.
A partir du moment ou les membres de la meute sentirons qu’il n’est plus de taille, qu’il est fatigué, ils chercheront à le remplacer, soit en le chassant du groupe, ou en le tuant tout simplement. Ca semble cruel, mais c’est seulement la loi de la nature…un être faible mets la meute en danger… Votre ami fidèle quant à lui, n’essaiera pas tout de suite de vous éliminer, mais d’après ce que vous me dites, il pense surement déjà devoir vous remplacer…
Vous ne pourrez jamais arriver à rien si vous n’êtes pas celle qui mène la marche. S’il vous domine à l’extérieur, il voudra certainement le faire à l’intérieur.
Il est très importent de comprendre que vous ne pouvez êtes la seule à vous appliquer à le faire marcher correctement. Les autres membres de votre famille doivent aussi comprendre l’importance de cet exercice. Sinon, votre chien continuera à être déchiré entre les différents rôles que vous lui faites jouer.
Cette activité qui devrait être un bonheur continuera à être pour vous, disons… moins satisfaisante qu’elle pourrait l’être.
L’histoire de tout sentir et renifler tout le temps et la joie que cela est sensé apporter au chien est un peu surfaite.
Je crois même que c’est plutôt une fixation que certains chiens développent.
Une chose est certaine, c’est qu’en ville, il y a beaucoup plus d’information au bas des arbres qu’il ne pourrait jamais y en avoir dans les bois…Trop même. Pour la majeure partie, elle est de toute façon périmée et en plus elle risque quelquefois d’être dangereuse (Transmission de maladies)
Vous devriez toujours décider ou vous laisser votre chien renifler et cette période de votre marche, ne devrait en réalité représenter qu’un quart du temps total que vous vous êtes allouée. Je suis conscient que toutes ces choses peuvent à prime abord vous sembler contraignantes, mais ce sont de petites habitudes qui se prennent bien vite autant pour votre chien que pour vous.
C’est la l’accumulation de celles-ci qui mettrons votre compagnon dans un état d’esprit général qui vous permettra éventuellement de relâcher votre attention et de profiter du bon chien soumis qui sommeille a l’intérieur de votre petit amour. Voyez cette période plus intensive de dressage comme un investissement dans le futur bonheur de votre chien…et le vôtre.
Du coté pratique, chaque marche devrait commencer de la même façon.
Il vous faut une bonne laisse courte et solide ainsi qu’un petit collier de nylon coulissant, que vous lui ferez porter sur le dessus du cou, derrière les oreilles. De cette façon une correction douce sera généralement suffisante pour le faire cesser un comportement indésirable.
Si votre chien a l’habitude de s’exciter lorsque vous lui mettez son collier et sortez sa laisse, vous devrez le faire asseoir et attendre qu’il soit calme et réceptif avant même de l’amener a la porte. S’il a pris de mauvaises habitudes, il est possible que vous ayez de la difficulté à le calmer. Dans ce cas changez de sujet, faites autre chose pour quelques instants, le temps qu’il se calme.
Amenez le ensuite a la porte, puis faites-le asseoir, soyez calme, vous n’avez pas a lui parler, évitez toute excitation.
C’est vous qui devez sortir la première. C’est importent, vous êtes le chef. C’est vous qui l’invitez à vous suivre. C’est votre marche, il vous accompagne !
Décidez d’avance de votre itinéraire et marchez d’un bon pas, sans jamais le laisser vous devancer ou arrêter pour renifler.
Donnez-lui l’habitude de s’arrêter et de s’asseoir avant de traverser une intersection. C’est un défi intellectuel qui rajoutera du piquant a sa marche et qui pourrait même éventuellement lui sauver la vie…
Donnez-vous un but à atteindre, comme son parc préféré et récompensez-le lorsque vous l’aurez atteint. A moins bien sur qu’il ait été complètement hors de contrôle.
C’est maintenant que vous pouvez le laisser sentir et renifler, ‘faire sa marque’ et ses besoins. Si vous avez la chance d’avoir près de chez vous un endroit ou vous pouvez le laisser courir librement pendant quelques minutes c’est l’idéal. Une récompense.
Ce n’est toutefois pas le moment d’abandonner votre chien à lui-même. Vous devez rester constamment en contact visuel et mental avec lui. Il doit sentir que vous êtes toujours en contrôle.
Quand le temps que vous vous êtes allouée sera écoulé, rappelez-le a vous, faites-le asseoir, puis remettez-le en laisse. Choisissez pour retourner à la maison, un itinéraire différent.
Après une telle session, votre chien sera généralement dans un état calme et soumis et sera mieux à même d’accepter les contraintes de la vie en appartement…
J’ai lu votre courriel et je vois que vous avez pas mal compris où réside le problème….
Tout d’abord ce problème, bien qu’il se manifeste surtout alentours de la bouffe, ne se situe pas là. Il s’agit effectivement d’un problème de dominance.
Il n’est jamais trop tard pour régler ce genre de situation. C’est plutôt simple d’ailleurs.
Il faut d’abord comprendre que c’est vous qui créez cette situation, et non votre chien. C’est vous qui sans vous en rendre compte, l’avez programmé, petit à petit, à agir ainsi. Vous devez maintenant le déprogrammer. Pour se faire vous devez, et je sais que c’est difficile, changer votre attitude vis-à-vis votre petit.
Vous m’avez parlé de la difficulté d’avoir des réponses claires concernant la façon de contrôler la violence naissante chez un jeune chien. Le malaise que vous avez senti quand vous avez abordé ce thème avec les différents professionnels que vous avez consultés, est du au grand écart entre ce qu’ils peuvent dire en public dans notre société un peu trop politiquement correcte et ce qu’ils pensent et font en privé.
Je n’encourage bien entendu aucune VIOLENCE lors du dressage et eux non plus j’en suis certain et ce n’est vraiment pas nécessaire, mais dans un tel cas il faut répondre à l’agression avec force et confiance. Ce n’est pas de psychologie humaine dont vous avez maintenant besoin mais plutôt de la psychologie CANINE. Vous n’avez plus le choix. À toutes les fois que votre chien gagne ces petites batailles, il s’affirme dans son rôle de dominant. C’est une spirale sans fin qui ne peut que finir avec des points de suture…
Tout doit se passer dans votre esprit. Même au moment où vous répondez à sa violence et particulièrement à ce moment, vous devez rester calme, ne jamais crier, ca ne ferait qu’empirer les choses.
Je suis certain que pour une raison ou une autre, vous vous êtes déjà fâché contre votre chien. Je suis aussi certain qu’à ce moment précis il n’aurait jamais osé essayer de vous mordre…
Pourquoi? Un chien “sent” ce qui se passe dans notre tête. A ce moment précis vous représentiez le chef, la dominante. Vous n’auriez à cette occasion acceptée aucun compromis et il l’a senti. C’est ce dont votre chien a besoin, de façon constante et de tous les membres de la famille.
Être maître chien ce n’est pas un ramassis de connaissances, mais plutôt un état d’esprit. Dès l’instant où votre chien sentira que vous êtes certaine de vous faire écouter ou qu’il sera corrigé pour un comportement inacceptable, Il fera avec plaisir ce qu’on attend de lui.
Vous devez projeter, en plus de votre amour, de la force et de la dominance. Il doit aussi sentir en sous-entendu qu’il y a des conséquences à la désobéissance. Je sais que c’est une idée à laquelle il est parfois difficile de s’ajuster, mais c’est comme ca dans la nature et c’est à ca qu’un chien répond.
Le mot dominance transporte malheureusement avec lui une connotation négative. Ici il ne s’applique pas aux humains mais à votre chien et c’est très différent. Je peux vous assurer que dans la nature elle est tout à fait naturelle et nécessaire. C’est la présence du dominant qui assure au quotidien la survie des individus d’une meute, Mais c’est aussi cette présence, celle d’une succession de dominants qui assure depuis la nuit des temps, entre autre par la perpétuation des meilleurs gènes, la survie de la race… Il ne faut alors pas se surprendre si le besoin de suivre un chef est si bien ancré dans l’esprit de notre loup de salon…
Un chien suit un chef. C’est indispensable, incontournable. Si vs n’êtes chef qu’à moitié, il voudra remplir la place qui reste. C’est comme ca, il ne peut pas se retenir.
Je suis certain qu’il n’est pas nécessaire pour votre maitre chien de donner bien des claques à ses chiens, pourquoi? Parce que dans sa tête il sait qu’il pourrait se rendre à cette extrémité et ses chiens le sentent et agissent en conséquence. Il représente au contraire une force calme et constante sur laquelle ils savent pouvoir compter.
Nous avons entre 12 et 15 chiens qui vivent avec nous dans la maison sur une base permanente. Je peux vous assurer qu’il est tout à fait impensable qu’un de nos Toutous essai de nous mordre. L’idée est même plutôt cocasse.
Pourquoi ? Parce qu’il est clair pour tous nos chiens que nous sommes les chefs, les gros chiens. Que nous sortirons vainqueur de tout altercation et que si ils restent sous notre protection et font ce que nous attendons d’eux la vie sera bonne. Sinon…
De façon pratique, je vous conseillerais de faire des « mises en situations » des pièges comme on dit ici.
Il s’agit de reproduire avec votre compagnon les situations qui sont problématiques, mais dans un environnement contrôlé.
Préparez vous psychologiquement à la réaction de votre chien. Vous savez ce qu’il fera, ne soyez pas surprise, soyez préparée.
Laissez-lui son collier et sa laisse puis déposez un morceau de nourriture sur le sol.
N’oubliez pas que cette nourriture vous appartient jusqu’au moment ou vous lui aurez donné…
Comment réagiriez-vous si un étranger venait prélever de la nourriture dans votre assiette au restaurant par exemple ?
Lorsqu’il verra la nourriture et voudra s’en approcher, Vous lui dites « NON ASSIS RESTE» de façon affirmative. Tout se joue à ce moment
Si il n‘écoutes pas utilisez sa laisse pour le faire assoir devant l’objet de sa convoitise sans lui laisser avoir.
Il est importent que vous restiez calme et en contrôle. Ce que vous faites est tout à fait normal et compréhensible pour lui.
(C’est lui qui le faisait jusqu’à maintenant) Vous exercez votre dominance et protégez votre nourriture.
S’il devient hors de contrôle isolez le quelque temps puis recommencez.
S’il agit correctement vous pouvez le récompenser en lui donnant ce qu’il veut, ou encore mieux, une autre gâterie que vous aurez déjà préparée. Maintenant c’est différent, c’est vous qui aurez DÉCIDÉ.
Gardez le contrôle, il doit rester assis.
Transposez cette psychologie à toutes vos actions avec votre chien, vous devez toujours décider de tout, tout le temps.
Si vous décidez de ne pas décider, vous devez l’avoir décidé. Haha !
Répétez souvent cet exercice, faites participer tous les membres de la famille ; Votre compagnon devrait s ‘ajuster assez rapidement a sa nouvelle position hiérarchique dans la maison. D’une certaine façon il sera soulagé d’un fardeau et sera plus heureux.
Pour certains, l’idée d’avoir un deuxième chien est un rêve. Ce rêve deviendrait vite réalité si ce n’était pas pour ce sentiment de profonde insécurité qui l’accompagne.
C’est que votre compagnon qui à force d’habitude est un ange, ou presque, dans son cadre de vie normale se transforme totalement devant la moindre situation nouvelle ou plus émotionnellement chargée. Comme par exemple : La rencontre de nouveaux chiens ou d’étrangers, votre absence prolongée de la maison, un orage et ainsi de suite…
Malgré toute la bonne volonté, le temps et l’implication que vous y mettez, rien n’y fait, il semble plonger dans un état second.
Dans de telles situation si vous relaxez le moindrement votre attention, voila votre normalement plutôt calme compagnon, complètement hors de contrôle.
Une mauvaise sociabilisassions en bas âge en est quelquefois la cause, ou ce qui est souvent le cas, une succession de renforcements négatifs, donnés à votre insu, lors de situations nouvelles et donc insécurisantes pour votre compagnon.
Les chiots uniques, ou nés en cages puis stérilisés en bas âge, sont souvent sujets à différents degrés à ce dédoublement d’identité. Suite à la stérilisation à cause de l’absence d’hormones sexuelles, à cause de l’isolement ou du manque de socialisation, certains chiens sont laissés dans une zone grise qu’ils sont très heureux d’habiter, mais qui les laissent sans références et qui indispose parfois certains de leurs congénères. Habituellement les plus dominants.
Ce sont souvent des chiens « sans identité canine » qui ne savent pas vraiment ce qu’on attend d’eux en tant que chien.
Ils seraient d’excellents deuxièmes violons qui s’il accompagnait un bon premier, joueraient fort et juste, à l’oreille, mais qui sans lui, manque d’assurance et sont incapables de suivre la partition.
Ces chiens connaissent souvent beaucoup plus les habitudes de vie des humains bien sur, mais aussi des chats des oiseaux et même des poissons qui partagent leurs vies, que celles de leurs congénères.
Comment pourraient-ils apprendre à être un chien ?
Avec notre aide bien sur, beaucoup de patience de structure et de leadership, en s’informant et en arrêtant de les chouchouter comme des bébés humains. Mais évidemment pour ca il faut avoir du temps, de la patience et de la volonté…
Dans un contexte plus naturel, c’est la présence d’hormones qui accouplée à l’instinct, stimule le jeune chien à développer les aptitudes sociales qui lui permettront plus tard de trouver, de connaitre et de bien comprendre ou à tout le moins accepter sa place dans une meute, que celle-ci soit votre famille à la maison ou un groupe de chiens jusque là inconnus, dans un parc à chien.
Il n’est alors pas surprenant qu’un chien se retrouvant ainsi « sans identité canine », n’ait aucun concept de la hiérarchie et ne comprenne pas par le fait même les signaux, pourtant clairs, lancés par les dominants de la meute. Il sèmera souvent la discorde, où régnait jusque là une harmonie parfaite et cela bien malgré lui.
Il ne faut pas être un grand observateur pour constater avec quelle rapidité un tel chien, et je ne parle pas nécessairement ici de chien agressif, peut changer la dynamique de groupe. Certains chiens dans ce contexte ne répondent ni à l’autorité de leur maitre dont ils sentent la nervosité et l’impuissance, ni à celle de l’Alfa du groupe, ils sont plutôt complètement soumis à l’impulsion, au momentum de celui-ci qu’ils nourrissent même par leur manque de contrôle excité.
C’est d’ailleurs cette dynamique qui à mon avis explique que pour beaucoup des incidents impliquant des attaques de chiens, un groupe ou meute soit mis en cause…Mais ca c’est une autre histoire…
Donc ces chiens « sans identité canine », ici on les appelle parfois des ombres (sans la connotation négative), parce que leur manque d’assurance et d’imagination les poussent à suivre dans les traces d’un autre plutôt que de diriger, bénéficient sans contredit, et par la force des choses, de la présence constante de ce deuxième chien …. Ils profiteront du calme, de la confiance et de l’initiative de leur nouveau compagnon, dans la mesure où vous lui laisserez assumer ce rôle.
Celui-ci deviendra tranquillement un exemple pour votre premier Toutou, son supérieur immédiat. A mesure qu’il connaitra vos us et coutumes qu’il prendra conscience des limites que vous lui aurez fixées ainsi que ce que vous attendez de lui dans une situation donnée, il se fera votre interprète et transmettra cette information à ce chien qui vous a donné tant de fil à retordre, dans un langage corporel et émotif plus facilement compréhensible pour lui. À force de suivre et d’imiter son nouveau « Leader », et avec votre encouragement il en arrivera sans aucun doute à comprendre mieux ce qu’il est, et donc ce qui est attendu de lui, à la maison et en public…
J’ai lu un jour qu’un loup seul est un loup malheureux.
Pour être heureux il a besoin d’une meute, d’une famille.
L’organisation sociale et la sécurité qu’elle lui apporte sont essentielles à son bon développement.
Aussi difficile que cela puisse être à croire, le chien, notre chien, est aussi un loup.
Bien que ns ayons au fil du temps modifié son apparence et sa façon de penser, il subsiste au fonds de lui un besoin incontournable et fondamental de connaitre sa place au sein de ce qui constitue maintenant sa meute, votre famille.
Sa vie sera satisfaisante dans la mesure où il fera partie intégrante de votre unité familiale, parce que c’est la seule qu’il connait.
Laissé seul, sans guide et sans références, il est désœuvré, déstabilisé.
Il ne faut pas s’étonner si son besoin de contact physiques et d’échange, continuellement frustrés peuvent mener a des comportements qui ns semblent a première vue excessifs ou anormaux.
Dès l’instant ou on adopte un chiot, la responsabilité ns incombe de guider son développement autant intellectuel que physique, mais surtout de remplir l‘espace habituellement occupée par le chef de meute. C’est à dire, de lui fournir une image de chef sans équivoque.
Si il ne sent en vous qu’insécurité et indécision, que vs n’êtes pas a l’aise dans votre rôle, il voudra vs remplacer. C’est normal, une meute a besoin d’un chef….
Etre un chef n’implique pas nécessairement de la violence, c’est une figure calme, juste et ferme dans ses décisions qu’il faut présenter. La constance est un « must »
Ce qui est dit est dit et ce qui est donné est donné, c’est tout.
C’est ce rôle qu’il faut se préparer à jouer quand on envisage l’adoption d’un nouveau chiot.
L’établissement d’un tel rapport vs garantie de pouvoir amener votre chien a son plein potentiel. Seuls le temps et l’implication fixeront les limites que vs pourrez atteindre en terme de communication et d’entente avec votre meilleur ami.
Combien d’amis possédez vous qui vous pardonneront, comme lui, toutes vos erreurs et toute vos humeurs. Il vous pardonnera aussi, dès qu’il entendra votre voix, votre absence trop longue…heureusement !
Lorsqu’il est question d’intelligence, l’homme s’est depuis longtemps, et avec raison, octroyé le 1er rang du règne animal.Mais, de tous temps, par peur de rabaisser son importance dans le grand plan divin, il a refusé de reconnaitre que d’autres animaux, même à des degrés inférieurs possèdent de telles qualités. Celles d’assimiler des connaissances et de s’en servir.
Pourtant, n’est-ce pas la, la marque d’une vraie intelligence, de pouvoir et vouloir influer sur son environnement, de prendre des décisions basées sur des connaissances et des souvenirs, avoir des sentiments et les exprimer…Plusieurs animaux de l’éléphant à l’abeille, du dauphin au chimpanzé, au cours d’études menés par l’homme ou observés a l’état sauvage, ont démontrés un degré de réflexion et d’organisation qu’il est logiquement impossible d’ignorer.
Le meilleur ami de l’homme fait partie de ses phénomènes et ne cesse de ns étonner par ses facultés en constante évolution.Il est étonnant de remarquer a quel point les sélections génétiques, exercées depuis toujours par l’homme sur son meilleur ami, soit pour améliorer ses aptitudes au travail, ou encore pour satisfaire ses propres caprices esthétiques, ont aussi favorisées (sauf exception) la perpétuation de lignées avec le meilleur tempérament et le plus grand pouvoir d’adaptation. Non seulement à l’humain en général, mais aussi a sa volonté de changements perpétuels.
Ceux de nous qui ont eu le bonheur de vivre cette expérience, savent par exemple, avec quelle rapidité un chiot apprend les petits gestes et mimiques qui vous font craquer….A mesure qu’il était éliminé de nos forets, le loup était remplacé, dans nos villes, par différentes races qui ont sues s’acclimater plus ou moins bien à leur nouvel environnement, on peut croire qu’à long terme les sujets ayant survécus à cette transition n’y sont pas arrivés seulement grâce a leur « look ».
La lente assimilation de nouvelles réalités et les nouveaux comportements qu‘elle engendre ne serait-elle pas la naissance de ce qu’on appellera plus tard l’instinct.Ce qu’on appelle l’instinct ne serait-il donc qu’une accumulation de comportements acquis issus de la réflexion, au lieu de réactions innées exécutées de façon automatiques. Lorsqu’un loup voit un petit d’humain seul dans une clairière, il voit son prochain repas. Ca c’est l’instinct. Dû à cette malheureuse réalité, les loups sont maintenant difficiles à trouver. Pour tout bon chien domestique, la réaction devrait être tout autre. Son expérience lui apprendra que l’enfant représente le jeu et l’affection et peut-être une friandise. C’est ici que l’instinct est remplacé par la réflexion. L’instinct meurtrier, un automatisme chez le loup est le plus souvent remplacé chez le chien domestique par un instinct protecteur et cela quelques fois au détriment de sa propre vie.
L’instinct pousserait surement un animal à se sauver d’un feu, ou à se tenir loin d’une rivière dangereuse. On lit régulièrement dans les journaux des histoires de braves animaux qui dit on auraient sauvés quelqu’un du danger. Qu’est-ce qui pousse un chien à se jeter dans les flammes ou dans l’eau glacée pour sauver son maître, l’amour ?…ca c’est un sentiment… Depuis des siècles, le chien est considéré comme le meilleur ami de l’homme. La proximité que cela implique et ce contact constant avec l‘humain l’a forcé a développer sa faculté d’apprendre et ainsi a un certain degré, lui a permis d’exercer sa volonté sur son environnement.
Cette faculté a changée le loup sauvage des temps anciens, en un animal dont l’instinct ou l’intelligence, c’est selon , le pousse maintenant, a éviter les flaques d’eau pour ne pas salir ses petites bottes…et ainsi faire plaisir a sa maman…
Martin Verschelden
Lui-même propriétaire de chiens depuis plus de 20 ans, Martin a suivi un parcours qui ne le destinait pas nécessairement à l'élevage.
Toutefois, l'amour qu'il porte aux animaux est indéniable. Recherchant depuis toujours leur contact, c'est en observateur et ami qu'il les aborde. Touche-à-tout, c'est sans regarder en arrière qu'il s'est lancé, et qu'avec Nathalie, il a su faire du rêve de l'Île aux chiens une réalité.
Nathalie Marchand
Étant une passionnée de tous les animaux depuis sa tendre enfance, Nathalie travaille maintenant depuis plus de quinze années dans le milieu vétérinaire.
Son implication lui a permis de développer une relation de confiance autant avec des professionnels du milieu qu'avec les propriétaires d'animaux en quête de conseils et … de réconfort.
Cette situation privilégiée lui a permis de développer un sens aigu des besoins et attentes d'autres propriétaires de chiens.
Et c'est à cause de son amour des chiens que l'élevage a pris, de façon tout à fait naturelle, un espace de plus en plus grand dans sa vie.